| Gala d'Issoire 2008 |
| Écrit par Sarah PATIER | |
| 02-03-2008 | |
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Absent 4 ans des rings, Jérôme Abotsi signe son retour à Issoire. Portrait. Fils de la génération Bruce Lee, Van Damme et des films made in Hong Kong, à 21 ans Jérôme Abotsi s’essaie au full contact, puis au muay thaï quelques mois plus tard. « J’ai grandi en banlieue parisienne, où la boxe thaï faisait déjà beaucoup parler d’elle : Ange, César, Dany Bill avaient acquis une certaine notoriété ». Après un an dans un club à Saint Maur, il s’entraîne chez André Zeitoun, qui compte parmi ses élèves le talentueux Jean-Charles Skarbowsky. C’est là que Jérôme Abosti prend goût à la compétition : il se rend en Thaïlande, où il fait son premier combat dans un bar contre un nak muay local. « J’ai été malmené, mais (…) ça m’a donné le goût du ring ». De nouveaux combats en Thaïlande, au Cambodge, en Birmanie, en Italie et en France s’enchaînent alors ; une vingtaine au total. Sacré champion de Fédéral classe A des -71kg en 2003, et vice champion Fédéral des -69kg l’année suivante, Jérôme Abotsi doit pourtant s’« engager sérieusement dans la vie active ». Il délaisse le ring, tout en continuant à s’entraîner « pour le plaisir ». Puis au printemps 2007, alors qu’il s’associe à Jean-Charles Skarbowsky, ami de longue date désormais, pour monter un club de muay thai: Le club Daumesnil, l’idée de renfiler les gants l’effleure. Reprendre la compétition après quatre ans d’absence et à 35 ans : un défi trop ambitieux ? Non : « je n’ai pas de velléité de notoriété (…). Je ne boxe pour personne à part moi-même, c’est un enjeu personnel. J’aime la remise en question constante qu’impose la compétition, c’est ça qui m’anime. Et ça m’agace qu’on me parle de mon âge. Ça m’agace de devoir me justifier, et d’être réduit à mes 35 ans comme si j’étais déjà mort. Tant que la motivation et les conditions sont là, il n’y a pas de raison d’arrêter.(…) Moi, je me sens en aussi bonne forme qu’à mes 25 ans. ».
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| Dernière mise à jour : ( 01-03-2008 ) |

